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Dans
l’étreinte
31e
dimanche
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Note historique – liturgique Le culte envers les défunts est aussi vieux que l’homme. Son souvenir liturgique est clairement attesté par Tertullien (+240) avec la célébration de l’Eucharistie au jour anniversaire de la mort, ou mieux, de la naissance à la vie éternelle (cf. De Corona, III). Le souvenir commun et annuel des défunts entre progressivement dans le calendrier liturgique à partir du VII siècle, à des dates différentes suivant les traditions locales. La commémoration au 2 novembre, comme écho de la solennité de Tous les saints, est attribuée à Odilon, abbé de Cluny, en 998. Par la suite, cette commémoration se répandit rapidement partout. À Rome, elle est confirmée avec certitude, pour la première fois, au début du XIV siècle. De là, elle est passée dans le calendrier universel avec la publication du Missel Romain de 1570. Par son contenu fondamental (= la foi en la vie éternelle) ainsi que par son enracinement populaire, cette solennité l’emporte sur le dimanche du temps ordinaire. Pour des raisons homilétiques évidentes, les brefs commentaires qui suivent tiennent compte du message global des passages de l’Écriture des trois schémas de Messe pour ce jour. Interpréter Évangile
La Parole du Seigneur Jésus ouvre le cœur à l’espérance : il a été envoyé
par le Père afin que rien ne soit perdu de tout ce qui est beau, grand
et bon dans la vie présente. Dans le Christ, Dieu s’est incarné. La proclamation des béatitudes relie intimement la commémoration des défunts à la fête des saints : le saint, le « bienheureux », c’est-à-dire, l’héritier du royaume, c’est celui qui vit dans la pratique des béatitudes, même au prix d’être considéré naïf. Toutefois, il arrive souvent que la mort rende déjà justice à la vérité. Nous reconnaissons trop souvent la valeur de nombreuses personnes seulement lorsqu’elles ne sont plus parmi nous. Première lecture et psaume Face à la mésaventure, Job accomplit cet acte de foi que chacun de nous est appelé à faire dans plusieurs circonstances tragiques de la vie et surtout devant la mort : « Je sais que mon rédempteur est vivant et qu’au dernier jour, il surgira de la terre ». Foi qui est résumée dans le refrain du psaume 26 : « Je suis sûr de contempler la bonté du Seigneur dans la terre des vivants ».
Le prophète Isaïe alimente cette même foi avec l’image du banquet pour
tous les peuples, pour tous ceux qui ont cherché le Seigneur, sa justice,
et qui ont mis leur espoir en lui. « Celui qui met son espoir dans le
Seigneur ne sera pas déçu ». Deuxième lecture
Si Dieu, dans le Christ, nous a manifesté son amour alors que nous n’étions
pas encore justifiés par son sang, combien plus il le fera maintenant
que nous sommes devenus corps de son Fils par le Baptême.
Notre existence terrestre ressemble à une gestation continue, guidée par
l’Esprit, pour nous conformer au Christ et pour que nous naissions à la
vie éternelle comme ses frères et comme les héritiers de la même gloire
que lui. En reprenant les images d’Isaïe, l’Apocalypse éclaire le labeur
de cette gestation terrestre en projetant notre regard sur la Jérusalem
nouvelle et éternelle où Dieu « essuiera toute larme », et que chacun
de nous sera comme la femme qui, après avoir accouché, ne se souvient
plus de son affliction, dans la joie qu’un homme est venu au monde (cf.
Jn 16, 21).
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